Rubrique Itinérance
Cette « rubrique » a pour but de livrer simplement les journées ordinaires et celles qui le seront moins de ce voyage initiatique en Asie. Parce que nous souhaitons partager et retenir par écrit quelques passages de nos pérégrinations, nous commençons ici un carnet d’ailleurs et là bas une découverte de l’autre, de soi.

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Les dessous du voyage

 

 

 

 

Voilà maintenant sept mois que nous sommes en voyage, bientôt sept mois que nous parcourons des milliers de Kilomètres. Des milliers de Kilomètres à pieds, en voiture, en bus. Des milliers de kilomètres en car, en taxi collectif, en bateau. Des milliers de Kilomètres par les terres, les mers et les airs.

 

 

 

Parce que le voyage ne rime pas qu’avec soleil, plages et cocotiers, nous avons décidé de consacrer cette rubrique à l’envers du décor, aux coulisses du voyage. .. Parce que le voyage ne rime pas qu’avec jolies rencontres, paysages à couper le souffle, merveilles architecturales et liberté sans limites.

 

 

Parce que les galères font aussi parti du voyage et donnent parfois envie de tout arrêter là et de rentrer chez soi, bien au « frais » choyés par nos repères du quotidien.

 

 

 

Le voyage c’est aussi la chaleur suffocante du désert turkmène, la chaleur tropicale de l’Asie du Sud Est, la chaleur qui donne envie de crier dans les transports népalais.

La chaleur qui colle à la peau et qui ne laisse aucun répit, qui refuse de te laisser dormir. La chaleur qui rend fou, qui excite les moustiques enragés avides de sang nouveau, qui ravive les odeurs nauséabondes et transforment les rues en immondices.

 

 

 

Le voyage c’est aussi des milliers de nouveaux lits chaque jour aux draps pas toujours propres, où les cafards et les cancrelats se battent avec toi pour y élire domicile.

 

 

 

Le voyage, c’est la fatigue des transports, des chauffeurs fous, des regards insistants, pénétrants, curieux ou mal intentionnés où que nous allions. L’épuisement des sacs de plus en plus lourds sur le dos, l’épuisement des disputes entre nous… Parce que l’on n’est pas toujours d’accord et parfois des petits riens déclenchent des tornades, la tempête qui fait qu’on se sépare une heure, deux heures, un jour.

 

Des bus qui roulent sans pare-brise, des gens qui crachent dans le car, des gens qui volent notre scooter,  des gens qui ne voient en toi qu’un billet de mille dollars, des maux de ventre à en pleurer, des touristas à en vomir… Des petits riens qui te ronge et t’exténue les jours de grandes fatigues.

 

 

 

 

Ce soir, nous venons d’arriver dans la ville d’Achgabat, la capitale du Turkménistan, le fruit de l’incommensurable mégalomanie du Président qui cultive au mieux le culte de la personnalité.

 

La ville ressemble à Las Vegas. Le Président dilapide la fortune du pays bâtie grâce au gaz et au pétrole pour faire construire des statues d’or à son effigie, des portraits colossaux de sa personne, des immeubles et des centres commerciaux de marbre blanc.. Des bibliothèques gigantesques remplies de livres relatant sa vie. Parce que le dernier écrivain turkmène demeure jusqu’à ce jour en prison.

 

 

 

Aujourd’hui, nous dormons dans un hall d’hôtel parce qu’apparemment le Turkménistan n’est pas ouvert aux routards à budget serré. Aujourd’hui, il a fait 48 degrés et ce soir, la température est retombée à 35 degrés. Demain, nous passons en Iran et malgré la chaleur, je mettrai mon voile parce que c’est obligatoire si nous souhaitons voyager dans ce pays.

 

 

Alors ce soir, la fatigue des jours maussades en voyage est bien présente. Nous détestons le chauffeur de taxi qui nous a volé tout à l’heure et nous détestons le vendeur qui nous a menti sur les prix.

 

 

 

 

Mais hier, à notre arrivée au Turkménistan, Ayna et sa famille nous ont ouvert les portes de leur maison.  Elle m’a offert une robe et deux jolis châles turkmènes. Elle a offert ses sourires, sa générosité, sa salle de bain sans eau courante dans un pays où le président ne sait plus quoi faire de son argent qui coule à flot dans les murs de ses somptueux palais de marbre.

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 14:41, le jeudi 4 juillet 2013, Achgabat
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Galères qui alternent avec moments de grâce...Parce qu'un voyage bien léché,sans imprévus ne vous aurait pas procuré un dizième de la richesse que vous êtes en train d'acquérir. Bravo
J'attends évidemment avec impatiente votre prochaine étape!

Publié par LN à 22:24, vendredi 5 juillet 2013

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Commentaire sans titre

c sur que c un vrai voyage que vous faîtes, loin des hôtels 5 etoiles qui préservent de tout; des mauvaises choses mais aussi des bonnes; se nourrir des gens qui nous rendent heureux; suis contente que vous ayez croise des personnes ayant cette capacite là; ..je pense à votre intitule de titre: à la rencontre de l'autre...de soi...

Publié par Une personne anonyme à 00:23, samedi 6 juillet 2013

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Commentaire sans titre

Merci Nana!
Nous venons de passer un bon moment, avec Anne et JJ, en lisant votre journal fort bien illustré!
Nous serons ravis que vous nous parliez de tous ces pays traversés.
Bonne poursuite de voyages et j'attends avec impatience...votre étape à Coussac!
Je vous embrasse très fort tous les deux.
Mamie

De Samarcande à Coussac, ça roule!
Et vous avez un prédécesseur en la personne de Bonneval-Pacha qui s'est battu auprès des turcs!
Bises
Anne et JJ

Publié par Mamie Odette à 22:19, samedi 6 juillet 2013

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Un peu d'histoire...

Claude Alexandre, Comte de Bonneval (14 juillet 1675 - 23 mars 1747, Constantinople), officier militaire français qui se mettra au service de l'Empire ottoman, se convertissant à l'Islam et devenant connu sous le nom Humbaraci Ahmed Pacha.
"Mer. Le Comte de Bonneval, appelé en Turquie Ahmet Pacha, peint d'après nature par Liotard"

Il est né d'une famille noble du Limousin issue de milites castri de la vicomté de Ségur; il servit d'abord avec distinction dans la marine française sous Tourville, et dans l'armée de terre sous Nicolas de Catinat et Louis-Joseph de Vendôme. Disgracié par Michel Chamillart pour avoir offensé Madame de Maintenon, il passa au service de l'Autriche, et combattit contre sa patrie en Provence, en Dauphiné, à Turin, à Malplaquet. S'étant encore fait disgracier pour avoir insulté le Prince Eugène, dont on dit qu'il était l'amant, il se réfugia en Turquie, prit le turban (1730), fut fait pacha et combattit les Autrichiens.

Sa famille existe toujours et est actuellement propriétaire du château de Coussac-Bonneval. Un de ses lointains descendants est le scénariste et dessinateur Gwen de Bonneval, qui publie à partir de 2012 une biographie en bande dessinée de son aïeul.

Publié par Bonneval Pacha à 22:01, dimanche 7 juillet 2013

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